Quid de la situation française ?

Quid de la situation française ? Le Sabbat n’a pas connu que des revers lors des Nuits de la Tourmente. Il a également connu des victoires inattendues.
En particulier en ce qui concerne la situation française.

La France était un fruit bien mûr qui devait tomber devant l’Eglise du Sombre Père. Petite chronologie…

Un refuge collective du Sabbat se nomme une Cathédrale :)

La situation en Europe au moment des Nuits de la Tourmente était explosive : Milan était revenu à la Camarilla, désormais menée par un Antitribu Lasombra haï par son clan.

Le Sabbat Italien avait soif de victoire et de revanche, et lorsque fut donné l’ordre d’attaquer les Giovanni, et autres clans indépendants ils furent ravis de passer leurs nerfs sur plus petits qu’eux. Nous sommes alors en 2010. La Camarilla, ravie de voir passer l’orage laissa faire, dans un premier temps. Elle croyait naïvement avoir le temps de réagir.

Histoire d’une croisade

Monaco tomba la première. Nombre de Revenants Grimaldi travaillaient déjà pour le Sabbat, et il ne fut pas dur de les convaincre de trahir ces Giovanni qui pensaient les avoir à leur service. Les Giovanni ne furent qu’une bouchée dans la fringale du Sabbat, résistant à peine quelques jours, à la surprise générale. Les refuges des Nécromants tombèrent un à un, avec la délectation des diabolistes du Sabbat.

Nice suivi dans un même élan. Le Sabbat avait retenu la leçon des assauts des décennies passées, menés par la brutalité et le manque de discrétion des monstruosités Tzimisce. Là, ils utilisèrent leurs alliés Emissaires des Crânes, ravis de montrer leur compétence en Nécromancie à leurs cousins. Invisibles aux mortels, les fantômes terrorisèrent les vampires, créant des trous béants dans la défense des mafieux vénitiens. Le Silence du Sang était respecté, mais les défenses Giovanni en ruine.La terreur commença alors à gagner le camp Camariste : nombre d’entre eux pensaient le verrou italien solide contre le Sabbat.

Note : pour les vampires, Nice étant dirigée par les Giovanni, elle ne fait pas partie du domaine Français.

Désireux de ne pas être dépassé par la suite des événements, le nouveau Régent, Temoch le Chacal réunit les Prisci, et déclara une Croisade. La France était le dessert à la mode d’une secte en quête de revanche et de foi.  De plus ces traîtres de Volgirre n’étaient-ils pas français ? Les Assamites n’avaient-ils pas rejoint la Camarilla en profitant de leurs excellents rapports avec François Villon ?

Percée en Francie

Selon la Camarilla, la première trahison fut Ventrue : voyant la menace Sabbatique, les Ventrue Anglais et Allemand fermèrent leurs frontières, et laissèrent les Toréador Français gérer, pensant qu’ils allaient arriver à contenir la fureur de l’Épée de Caïn. Erreur fondamentale.

Marseille fut la première ville française à chuter. Rongée par les Assamites et les Séthites, très présents, la ville n’était que nominativement Camariste. Les rats indépendants quittèrent rapidement le navire … Lorsque le Sabbat avança, il ne rencontra qu’une résistance mineure et pathétique.  En 2011 le Duc qui dirigeait la ville fut mitraillé dans un attentat sauvage, et la populace était tellement habitué à ce genre d’événements que personne ne s’en soucia.

Plutôt que de réagir les camaristes se battirent entre eux pour savoir qui deviendrai Duc. Ils furent exterminés. Dans toute la France, les Nosfératu disparurent dans leurs refuges pour ne plus en sortir : l’orage arrivait.

Nîmes et Montpellier furent la première difficulté. Bien que ces villes soient jeunes, le renfort soudain d’Assamites Camaristes et de l’arrivée des Toréador Volgirre compliqua terriblement la tâche du Sabbat. Ce n’est que par l’usage de technique de siège vicieuses, empêchant les Camaristes de se nourrir en bouclant les râteliers, en créant des milices d’auto-défence armées par des groupuscules racistes, que le Sabbat pu sortir victorieux d’un siège long et pénible.

On dit que le soir de la victoire, pour Noël 2011, l’âme d’un Archonte a été bue en public, à l’Hôtel de Ville de Montpellier. Pire, avec chaque fondation Tremere qui tombe, des gargouilles rejoignaient le Sabbat, avec la ferveurs des libérés et des nouveaux convertis. Le Clan Tremere envoya un avertissement solennel à Vienne, sans réponse réelle.

Note : vous pouvez voir qu’il y a des Ducs et des Princes dans la Francie. C’est une subtilité dont le Sabbat se fiche, mais certaines praxis reconnaissaient la supériorité de François Villon, Prince de Paris, d’autres la refusaient.

Cela explique la désunion défensive dont fit preuve le pays, entre ceux qui attendaient une réaction forte de Paris, et ceux qui se trouvaient trop seuls pour résister.

Sur le front basque…

Galvanisés par cette victoire, le Sabbat connu nombre de renforts d’Espagne. Les Lasombra et Brujah antitribu espagnols tracèrent un  lent mais puissant sillon sanglant au cours de l’année 2012, ravageant les villes les unes après les autres, alternant tactiques de siège, et techniques de sape.

Bayonne et Périgueux tombèrent en 2012, suivi de peu par Toulouse en début 2013. La prise de la ville rose marqua une halte dans la conquête. Cette dernière repris de plus belle pour faire chuter Limoges et La Rochelle en 2014, suivies par Poitiers et Angoulême courant 2015.

A l’inverse des assauts habituels, les Salubri Antitribu visaient en premier les repères Tremere, coupant l’avantage thaumaturgique de la Camarilla, les forçant à soit abandonner le terrain, soit à briser leur précieuse Mascarade. Ils s’attelaient à la tâche avec un fanatisme presque obscène, ouvrant la voie au reste des Sabbats.

Les Princes, Toreador et Ventrue, usuellement très installés dans ces régions, n’étaient pas préparés à de tels assauts, et installés dans des querelles stériles, furent balayés méthodiquement.

Bordeaux fut le seul plat croustillant et difficile à avaler du groupe, mais la ville finit par tomber fin 2016, avec l’usage ciblé des troupes de la Main Noire qui débusquèrent un à un les anciens. Que de « fuites de gaz » explosives en quelques mois.

Malgré ses nombreuses pertes, le Sabbat continuait de déborder  en masse, mené par des meneurs ingénieux, qui rivalisaient de technicité pour grappiller le terrain. Selon la rumeur, les Camaristes fuyaient avant même que le Sabbat n’arrive. Il fallut la sauvagerie indomptable des Gangrels Vendéens et Bretons pour arrêter enfin la percée de l’ouest, et ce, à un prix lourd.

L’Europe peut trembler

En juin 2015, au court d’une nuit pourtant courte… Strasbourg se souleva. Tout le monde pensait les impavides Kyasids membres du Sabbat par principe, et qu’ils laissaient la Camarilla, Brujah et Ventrue locaux diriger l’Europe et la ville tranquillement.

C’était là aussi une erreur de jugement. Pendant des décennies, les discrets Kyasids avaient étudié chacune des failles de leurs adversaires, chacun des refuges. Ils avaient préparé leur  coup, calculé leur moment, noté chaque détail. L’attaque du Sabbat au sud était une diversion inespérée.

Ainsi, lorsque l’attaque survint, elle fut brutale, et efficace. En une unique nuit, il ne restait plus un seul des vampires camaristes dans la cité.  Après cette victoire au nom de l’Eglise du Sombre Père leur assurant une paix royale au sein de la secte, les Kyasid s’en sont retourné à leurs bibliothèques. Ils détruisent depuis méthodiquement toute sentinelle camariste, essentiellement venant de Lorraine.

Coup de frein à l’Est

Les choses progressèrent plus lentement au sud-est. De 2012 à 2016, le Sabbat buttait sur une résistance acharnée. Lyon et Saint-Etienne refusaient de céder.

Ironie de l’histoire, les Ducs Ventrue et Brujah refusaient de s’adresser la parole depuis des siècles, et les voilà alliés comme jamais face au Sabbat. Le siège fut furieux, mais inexorable. Nombre d’anciens de deux cotés tombèrent, dans une guerrilla sans merci. La présence forte de l’Inquisition humaine dans la région força les deux camps à se rendre coup pour coup dans une discrétion absolue. Chacun des deux camps tentant de pousser l’autre à la faute.

On dit que c’est une trahison qui finit par faire céder Lyon, et une meute du Sabbat clama avec fureur avoir gagné la tête du Duc Lyonnais, en Novembre 2016.

Saint Etienne tomba trois jours plus tard, privé des renforts qui devaient venir de la capitale des Gaules. Une fois la victoire assurée, les Sabbats rasèrent les Elysiums et salèrent le sol, comme un défi lancé aux Camaristes, et en particulier aux Toréadors qui prétendaient gouverner toute la Francie dans le luxe et le faste.

Le siège se porta mollement sur Roanne, Annecy et Grenoble, tenant plus de la petite guérilla que de la véritable offensive.

Ainsi s’achève la Croisade

Enfin la vague déferlante Sabbatique s’arrête, les troupes fraîches se faisant plus rares. Le Sabbat a mordu dans le fruit français et arraché une bonne moitié du territoire. Ainsi va la situation française, le pays est coupée en deux : Un Nord Camariste, résolument réuni et apeuré, rassemblé autour des Toréador et des Ventrue qui tentent de consolider leur défense.

Un sud Sabbatique, avec quelques poches de résistance, ici Camariste, ici Anarch. Grenoble et Annecy sont assiégées, Tours, Clermont et Orléans sont sans défense. Strasbourg, bien qu’encerclée, demeure insoumise, et rien n’indique une reprise rapide par les Camaristes. Face à ce danger régional, Metz et Nancy hésitent entre offensive résolue et défense craintive.

On dit les Ventrue Allemands revenus depuis peu en défenseurs du royaume, envoyant des armes et du sang frais dans toutes les villes menacées, le tout payé en faveurs, rubis sur l’ongle, par des Toréador épouvantés.

La rumeur raconte également que François Villon a fui, introuvable, et que nombre de Camaristes tentent d’utiliser les Anarchs contre tampon entre eux et le chaos.

Devant Lug se prépare un avenir sanglant

A Lyon, le Sabbat se réunit, pour panser ses plaies et affine la suite du plan. Faut-il poursuivre l’assaut ? Où attaquer, et comment ? Quid de la Suisse, résolument Autarkis ? On dit que les satanés Tzimisce de l’Est, habituellement neutres et autarques, se réveillent et offrent leur soutien à la Camarilla.

Des rumeurs insistantes parlent d’un Conclave de la Camarilla dans le nord de la France. L’ennemi se regroupe ! Les meutes Sabbat sont fatiguées, mais vaillantes. Cette percée inattendue a causé bien des remous. Le Jyhad est reparti comme jamais dans l’autrefois paisible domaine de Francie. Le Sabbat arrivera-t-il à conserver sa prise? Faut-il croire les discrets anciens de la Camarilla qui offrent le refuge de leur rival en pâture au Sabbat ?

On dit qu’un trio de Prisci pourrait arriver pour nommer un Cardinal de France, et jauger de la situation française. De quel clan sera-t-il ? De quelle faction également ? Quelles meutes seront récompensées ? Qui seront les Archevêques de la France déchue ?

Même les très discrets Kyasid, d’habitude jamais présents, devraient envoyer un émissaire ou deux. Pourquoi ? Comment? Dans quel but ? Quel terrible jeu jouent ces calculateurs ?

La Bête ne laisse aucun répit ; une fois détruit l’adversaire Camariste, les tensions internes profitent de l’accalmie pour resurgir. Par exemple, l’Inquisition veut empêcher que la Main Noire ne profite de ses victoires. Cette dernière souhaite empêcher son adversaire historique de reprendre un rôle politique quel qu’il soit.
Certaines meutes arrivée sur le tard risquent de vouloir, avec audace, prendre leur part de gloire et de carnage. Elles mettent en danger le Silence du Sang, imposé jusqu’à présent.  Toutes les exigences du Régent vont-elle résister aux Bêtes des vampires réunis ?

De toute la Francie du Sud, les nouveaux maîtres des lieux, et leurs troupes accourent. Après le temps de la guerre, est venu celui des honneurs et de la foi résolue en Caïn.

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